dimanche 20 juillet 2014

"Tahiti, mon amour" : récit de l'île du pacifique qui nous a réchauffé le coeur ! (16mai - 13 juin)

Alors maintenant, Tahiti. Nous n'allons pas faire le détail jour par jour, car cela ne serait pas passionnant raconté ainsi. Mais nous allons faire un portrait de l'essentiel de ce que nous avons vu, en essayant de vous faire comprendre dans quelle ambiance nous avons passé ce séjour. A Tahiti, nous avons tout d'abord, et surtout, pleinement profité de la tranquilité qui nous était offerte en vivant chez Danièle. Adorable et accueillante, nous étions ravis d'être chez elle, nous avons passé beaucoup de temps avec elle et elle nous a appris pas mal de choses sur Tahiti, elle qui y vit depuis maintenant 35 ans (à la base, elle est franc-comtoise alors c'était un peu la maison!!). Nous avions notre chambre, notre salle de bain, le jardin, les chiens, une Land Rover prêtée par Daniele, le confort quoi ! Tahiti même, ce n'est pas forcément la carte postale telle qu'on se l'imagine. Il y a certes quelques jolies plages dont nous avons profité au début de notre voyage, plages de sable noir ou de sable blanc, mais ce n'est pas aussi facile d'y accéder que sur certaines îles et il n'y en a pas partout. Nos excursions sur la plage de PK18 nous ont permis de voir plein de petits poissons entre les coraux et de profiter du lagon transparent et d'une vue magnifique sur Moorea. Sophie a même apprécié vraiment la mer là bas ! Ce qui n'était pas gagné...  

la pointe vénus, plage de sable noir

une plage inconnue..sur laquelle nous avons vu un coucher de soleil pas trop vilain!

A part ça, nous avons visité un peu l'intérieur de l'île en faisant un morceau de la Maroto, route traversière (elle traverse l'île par le milieu donc, alors que normalement on reste sur la ceinture, route qui fait le tour de l'île toujours assez proche de la mer). Nous n'avons pas pu la traverser entièrement car des habitants d'une maison qui se trouve dans le dernier tiers de cette route ont bloqué l'accès et ils ont eu l'accord du tribunal. Tant pis, nous avons quand même bien pu monter, et observer la luxuriante végétation de l'intérieur de l'île ! On en parle beaucoup moins, et c'est très dommage, mais les îles polynésiennes c'est aussi ça : derrière les lagons et les plages, il y a la « jungle ». Plein d'arbres, des rivières, des cascades, sur tout le flanc des montagnes qui montent d'ailleurs très haut ! Et au fur et à mesure qu'on avance, on se rend bien compte de la température qui baisse beaucoup ! Nous avons mangé dans le restaurant qui se trouve quasiment à la limite de la fin de la route, et avons admiré la vue.
  



Un autre jour, toujours avec Danièle, nous avons fait tout le tour de l'île. Nous avons donc été jusqu'à la presque-île qui est bien différente de l'autre partie que nous connaissions. En effet, en montant sur les plateaux, on se serait cru...en franche comté (là bas ils disent que ça ressemble à la Normandie, ce qui est vrai aussi mais nous on a retrouvé un esprit très franc comtois!!) ! Des vaches, des prés, des arbres. Un peu couvert sur le dessus, comme souvent semble t-îl, mais c'était très joli. La presque-île nous a bien plu, c'est moins dense (tant en population qu'en végétation) car les gens ne vivent pas que près de la ceinture. Nous avons mangé un sandwich de la taille de l'avant bras de Sophie, avec du hachis, de la sauce chinoise franchement sucrée, et des frites ! Et là, on a compris pourquoi les tahitiens n'étaient pas tous minces. Parce qu'un machin pareil, c'est l'apport calorique de 3 repas normaux quoi. Sophie en a mangé moins de la moitié avant de se dire qu'elle allait exploser. On est loin du poisson grillé et des fruits tropicaux ! Nous avons aussi découvert durant cette journée des grottes et des sources.



Une autre fois, nous avons aussi vu les 3 cascades et le trou du souffleur : c'est un trou dans les rochers dans lequel entre la mer et ressort en jets très puissants.

Le jardin botanique a aussi fait partie de nos visites, bien que nous n'ayons pas pu y rester très longtemps. Nous avons observé les arbres tropicaux, les fleurs, et les tortues de terre qui sont au jardin depuis 1926, agées de 150 et 180 ans ! Rien que ça !  

Les 3 cascades...Enfin là y'en a qu'une mais elles rentrent pas les 3 sur la photo !

le trou du souffleur (et il souffle!)

le jardin botanique
Nous avons également pu admirer la vue depuis le haut du belvédère tout proche de chez Danièle



Le 7 juin, jour de l'anniversaire de Sophie (qui a été gâtée par son mari et Danièle, avec des bijoux tahitiens évidemment:)), nous nous sommes payés un bon resto tous les 3, au bord du lagon, dans un très bel hôtel de l'île. Déjà nous avons très bien mangé, un repas préparé par Elise, une alsacienne que nous avons rencontré là bas, qui est la fille d'un ami de l'oncle de Fred...ça va loin, mais au final, le résultat, c'est que nous avons passé 2 bons moments avec elle..Et qu'il s'est trouvé qu'elle était donc cuistot dans ce resto!En dehors du bon repas, le lieu était magnifique et nous avons ensuite passé l'après midi au bord de la piscine et de la plage privée de l'hôtel dans un cadre époustouflant. Bon, comme on s'était fait tatouer 5 jours plus tôt (en croyant que nous allions partir, mais en fait, on est restés à tahiti..et le tatouage était fait!), on a pas pu vraiment se baigner mais c'était quand même super !

y'a pire comme anniversaire...

Nous sommes retournés au même endroit pour profiter un soir de la soirée marquisienne organisée par l'hôtel, pour boire un cocktail au bar et pour admirer le spectacle traditionnel des guerriers et danseuses marquisiens. Une prestation impressionnante !

à la nôtre ! (je précise que chéri n'a pas des auréoles sous les bras, c'est l'ombre :))

Les danseurs/guerriers/musiciens marquisiens

En dehors de ça, nous sommes souvent allés à Papeete, au marché (que nous aimions particulièrement), dans le jardin public et..au magasin de perles. C'est quand même le pays des perles !
  
Quelques photos du marché... 




Et puis soyons honnêtes : certains jours, nous n'avons pas fait grand chose. Contents de pouvoir profiter d'une vraie maison dans laquelle on se sentait si bien, nous n'avions pas toujours envie de sortir longtemps. Donc Fred a fait quelques travaux dehors (pour son plus grand plaisir, lui qui adore être dehors et s'occuper du jardin, il était bien content de s'attaquer aux bananiers ou papayers!), dedans aussi d'ailleurs, on a cuisiné, et Sophie, souvent...lisait (c'est comme Fred qui se baigne, c'est assez récurent en fait..Hélène, Marie, Philippe : merci pour la liseuse, elle me comble ;))

Fred rape la coco pour le poisson cru au lait de coco ! (sa nouvelle grande passion, le poisson cru, je pense qu'on va en remanger en France façon tahitienne!)

 vues depuis la fenêtre chez Danièle

Nous avons aussi mangé un soir avec Anissa, une très bonne amie de Marianne et sommes allés manger chez elle et David, son mari (ancien collègue du beau frère!) un soir peu avant notre départ. Deux supers soirées, qui nous ont bien fait plaisir ! Nous avons aussi diné une autre fois chez des amis de Marianne et Fabien, Véro et Xavier, et sommes allés voir Véro danser pour le Heiva des écoles. Et c'est vraiment un super souvenir, alors merci beaucoup Véro!
Le Heiva, ce sont des danses traditionnelles tahitiennes. Alors le « véritable » Heiva ce sont des professionnels (je crois!) venus de différentes îles, qui dansent, et l'ensemble, costumes, musique, danse, est génial semble t-il. Nous, nous avons vu le Heiva des écoles, c'est à dire le spectacle (sur le même concept) des écoles de danse de Tahiti...Et il y en a un sacré paquet visiblement ! Et rien que le spectacle des écoles était vraiment super ! Cela va des petits bouts de choux de 4-5 ans qui dansent le tamouré dans des costumes magnifiques, aux adultes (comme Véro!) qui nous ont aussi fait rêver avec leur grâce et leur synchronisation. La préparation doit être monstrueuse, parce que les écoles que nous avons vu n'avaient pas plus de 100 élèves apparemment, et chaque spectacle durait une demi heure, avec changement de costumes, plusieurs tableaux, etc. En bref, un superbe moment.

 Les petits enfants costumés

Le groupe de Véro

Alors voilà, Tahiti. Ce qu'il reste de cette île, c'est surtout les bons moments que nous avons passés avec Danièle, qu'il a été très dur de laisser à l'aéroport le 13 juin. Partir à nouveau pour l'inconnu, changer de lieux tous les 2 jours, et ne plus avoir quelqu'un de si gentil avec qui discuter. Cela nous a semblé un peu dur.. C'est avec Mada le départ le plus difficile pour nous, surtout pour Sophie. Quitter un pays pour un autre, c'est une nouvelle excitation, l'envie de découvrir autre chose et dans notre cas, les départs ne sont pas difficiles car les vacances ne s'arrêtent pas encore. Mais quitter les gens, c'est tout autre chose. Quitter les gens, c'est quitter beaucoup plus de souvenirs, de sourires, et se demander quand, comment, on les reverra. C'est se dire que leur vie continue une fois que nous, nous avons passé les portes battantes de l'aéroport, et ne pas savoir comment elle sera. Ou le savoir trop bien, et se dire qu'on était mieux là bas. Mais bon. La vie continue malgré tout. Et avec elle, pour nous, le voyage.


Rendez-vous au Mexique !

vendredi 4 juillet 2014

Polynésie française, partie 1 : Les îles de Moorea (19 au 22 mai) et de Huahine (26 au 29 mai)

« Destination : Papeete ». Quand on entend ça dans l'avion, le 16 mai, nous avons tous les deux le sourire. Sophie parce qu'elle retourne sur cette île qui lui avait beaucoup plu 4 ans auparavant, Fred parce qu'il va enfin la découvrir...
Papeete, capitale de Tahiti. Avouez, vous aussi vous avez forcément rêvé au moins une fois en entendant ces 3 syllabes ! On s'imagine tout de suite le lagon turquoise, les poissons multicolores, les plages à foison, les tahitiens souriants, la noix de coco, les cocktails en bord de mer ou de piscine, la vie qui passe tranquillement sans stress, les perles, les paréos... Alors la grande question c'est : est-ce que tout ça c'est du fantasme, ou est-ce que c'est vrai ?! Vous allez le savoir...

Notre voyage polynésien (parce que Tahiti c'est l'île principale, la plus peuplée, mais autour il y a énormément de petites îles) s'est découpé en 3 moments : principalement la visite de Tahiti, où nous avons logé chez Daniele, la maman de notre beau frère (Fabien, le mari de Marianne, la « sœur adorée de Sophie », si vous avez suivi!). Visites ensuite de Moorea, l'île sœur de Tahiti, à une quinzaine de kilomètres puis de Huahine, qu'il faut rejoindre cette fois en avion.

On commencera par vous raconter Moorea. Ile dont la route de ceinture fait 60 km, ile sœur de Tahiti donc, plus sauvage, et éloignée de l'agitation de sa sœur ! 19 000 habitants aussi, ça aide. Les tahitiens aiment bien y venir pour le week end ou les vacances apparemment..Et on les comprend ! Nous avons logé dans une pension « Fare Aute », où nous avions notre bungalow à 10 mètres de la plage et donc du lagon. Ici, les cartes postales qui vous montrent le lagon au bleu paradisiaque prennent tout leur sens. C'est la folie. Pas d'autre façon de le dire désolée, c'est pas du Zola comme description, mais c'est la folie. Le lagon s'étend sur des dizaines de mètres (de large, of course, parce que au niveau longueur bah..il fait tout le tour de l'île quoi!), pas de vagues , le calme plat, des petits poissons au milieu des coraux à quelques mètres de la plage, les cocotiers en fond, les bungalows traditionnels à leurs côtés, bref... La folie, on y revient !
  
Revenons à notre voyage... Notre pension était donc super, notre bungalow très grand, nous avions notre cuisine pour nous faire à manger, une terrasse, la possibilité d'emprunter les canoés à la pension gratuitement pour aller faire mumuse sur le lagon.. Bref, que demander de plus ? Le premier jour, arrivés en début d'après midi nous avons surtout profité de la plage

Notre plage...

 Notre joli bungalow !

 Fred est parti sur le lagon ! Heureusement, il est revenu...

Le lendemain, nous sommes partis pour une excursion très attendue par tous les deux : la sortie raies-requins. Nous sommes partis vers 9 heures sur un bâteau avec d'autres petits copains en vacances comme nous. Siki, le guide, un peu fou mais très gentil et rigolo, nous a expliqué différentes choses sur l'île (que je vous raconterai pas là parce que sans être sur place, c'est pas drôle, et j'ai pas envie), puis nous sommes partis. Partis pour se retrouver à une centaine de mètres de la plage, dans le lagon, avec seulement 1 mètre 50 d'eau (ça, ça surprend toujours quand on voit la plage très loin et qu'on a toujours pieds!), entourés par nos copines(ou pas) les raies et nos copains les requins pointes noires. Avant de nous traiter de barjots parce qu'on était au milieu des requins, sachez que ceux ci ne sont pas dangereux, et qu'en fait ils nagent devant vous en ayant autant d'intérêt pour vous que Sophie pour les maths en terminale (dédicace à ceux qui ont connu cette formidable période). C'est dire. A part les requins, fort nombreux mais forts aimables, il y avait les raies. Alors ça, c'était moins rigolo pour Sophie qui n'apprécie pas trop ces grands machins qui viennent se coller à vous si vous ne les repoussez pas gentiment ; évidemment, Fred a aimé ces drôles de bêtes et leur a donné du poisson. Entre les raies et les requins, nous avons aussi pu utiliser les masques et tubas pour admirer la foultitude de petits poissons colorés. 

Ensuite, nous sommes partis sur un motu (« petite ile ») pour manger un très bon repas préparer par la cuisinière. Poisson cru lait de coco (presque aussi bon que celui de Danièle, mais presque seulement), poulet, riz, crudités, fruits tropicaux.. Et puis farniente sur la plage, retour dans l'eau pour voir les petits poissons, et enfin concours de débourrage de noix de coco... Parce que les noix de coco, figurez vous que ça ne pousse pas directement comme vous les voyez dans le supermarché (quand il y en a) ! Il y a autour une grosse coque poilue (désolée pour la description!) très dure, qu'il est impossible d'ouvrir comme ça avec la force de vos petits doigts. Fred a donc été sélectionné pour affronter un américain pour ouvrir la noix de coco avec un « ho » (je sais pas l'écrire, je ne sais que parler le tahitien:)), gros bout de bois pointu. Il s'en est bien sorti, après les explications de Siki bien sur parce que sinon c'est laborieux quand on ne sait pas! Il n'a pas réussi à finir le premier, mais il l'a mieux ouverte ! On se console comme ça. Vers 16heures 30 nous étions de retour à la pension.
  
 La vue de Moorea depuis le bateau 

 Dans le lagon, à 100 mètres de la plage

Fred et les raies

 Les requiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiins !

 Le fameux motu sur lequel nous avons mangé

 On est pas bien là, pour manger?

 Vas y mon zamour!

Le lendemain, nous avons fait le tour de l'île en voiture, en nous arrêtant à différents spots. Le belvédère, des plages, la route des ananas..bref, beaucoup de choses très belles.
Et le jeudi 22 mai, nous sommes repartis pour Tahiti, en bateau, comme à l'aller, très contents de notre escapade !  
 Y'a plus dégueu comme vue quand même

La vue depuis le belvédère

 Les champs d'ananas

 L'intérieur de l'île...

 Dernier coucher de soleil à Moorea...

Deuxième étape « escapade » de notre voyage polynésien : Huahine. Sophie était allée à Moorea il y a 4 ans, mais pas à Huahine, c'était donc une découverte pour tous les 2. On nous avait décrit Huahine comme sauvage, magnifique, et on nous avait dit « vous allez aimer ». Et bien c'était vrai ! Logés dans une petite pension au propriétaire fort sympathique, avec piscine, à 500 mètres du centre ville de l'île (il y a un seul endroit où se concentrent commerces et locations de voitures etc), à 200 mètres de la plage, nous nous sommes très vite sentis très bien.
Le premier jour, nous avons fait un tour à vélo (prêts de vélos dans la pension) d'environ 18 km aller/retour, pour aller sur une superbe plage sur laquelle nous étions seuls, et où nous avons mangé. Ensuite, nous sommes revenus dans l'après midi pour faire un tour au village et y manger, face au soleil couchant, sur la plage... C'est dans ces moments là qu'on se souvient qu'on a vraiment de la chance de vivre ce qu'on vit !

 Notre petit coin d'océan !

 J'ai épousé un singe...

 Coucher de soleil : après celui de Moorea, celui de Huahine

Le lendemain, nous avons loué un scooter pour faire le tour de l'île (une soixantaine de kilomètres une fois encore). Nous avons d'abord visité la ferme perlière, dans laquelle nous avons donc appris comment ils arrivaient à avoir des perles... On saurait pas le refaire, mais c'était très intéressant ! Ensuite, nous sommes allés voir les anguilles sacrées, anguilles aux yeux bleus ! Elles ne vivent que dans un tout petit coin de rivière, et les touristes s'arrêtent pour leur donner des sardines pour les faire sortir de leur trou.. On avait les sardines, mais comme des gamins les ont nourris avant nous, on s'est dit que ça suffisait comme ça, et Fred ne voulait pas encore rajouter de l'huile dans l'eau... Donc Fred a mangé les sardines ! Et puis nous nous sommes baladés en scooter, nous arrêtant sur des plages une fois encore, une surtout étant fabuleuse. Et nous avons adoré cette balade en 2 roues, nous ressentions tout le calme de l'île, on voyait très bien toute l'abondante végétation, et l'on se sentait très...libres en fait. Quelques milliers d'habitants seulement sur cette ile, et une vie clairement éloignée du stress. C'est encore très différent de Moorea, encore plus sauvage et isolée. Un endroit magnifique.
  
 Les anguilles aux yeux bleus

2 vues assez sympathiques de l'île...


 On est mignons hein :)

 La belle plage !

Vue depuis l'avion...Bye bye Huahine !

Nous sommes repartis le jeudi, pour retourner sur notre chère île, Tahiti.
Description dans l'article suivant !

Voyager en Campervan en Nouvelle-Zélande : les récits de l'Odyssée en Joey

Le 20 avril, nous atterrissons à Christchurch. A la sortie de l'aéroport, nous prenons un taxi qui nous sera remboursé par l'agence de loc', pour nous rendre chez Wendekreisen afin de récupérer notre van, qui sera donc nommé Joey par Sophie. Notre voiture, notre maison pendant 3 semaines. On ne va pas vous re-raconter le périple, mais se concentrer sur les aspects van!

Joey sur son parking pour la nuit 

Voyager en van en Nouvelle-Zélande, y'a rien de plus facile. Pas d'autoroute, jamais plus de 100km/h sur une route donc pas de problème pour la bête à roues, très peu de routes (généralement une pour aller d'une ville à l'autre) donc pas de possibilité de se perdre avec juste une carte. Nous avons téléchargé une carte sur l'iphone, ce qui nous suffisait largement.

En ce qui concerne les nuits, ce n'est pas très difficile non plus. Il y a dans toutes les villes, villages, lieux touristiques, des campings payants mais aussi des campings gratuits mis à disposition par des particuliers, des communes ou le DOC (department of conservation, énorme organisation qui préserve les espaces naturels, la faune, la flore).
Nous passions environ 3 nuits sur 4 dans les campings gratuits et une sur 4 dans un camping payant pour pouvoir se laver les cheveux et avoir un accès wifi. Lorsque nous n'étions pas dans un camping payant, nous nous lavions donc dans le van, au lavabo, avec gants de toilette, eau chaude, et tapis de bain. Il faut prendre un petit peu de temps, mais au final, on est tout aussi propres et on se sent revenus à l'époque de nos grands-parents. Il ne faut juste pas être trop frileux les soirs où ça caille un peu!

Pour trouver les campings (surtout les gratuits parce que les payants sont toujours indiqués), nous avions téléchargé une appli qui recensait tous les campings, gratuits, payants, indiquant la tranche des prix pour les payants, avec pour chaque camping des infos plus ou moins complètes sur le confort, les installations et des commentaires et notes d'anciens usagers. Toutes ces infos nous ont permis de nous retrouver dans des endroits assez sympas voire supers,car Sophie étudiait chaque description avant de choisir le lieu du soir. Dans cette appli, on pouvait aussi trouver les « dump station ». Ce sont les lieux où on peut vider le réservoir d'eaux usées de son van et remplir avec de l'eau propre l'autre réservoir. On pouvait mettre une trentaine de litres d'eau dans notre Joey, ce qui nous permettait de tenir 24 heures (avec vaisselle, lavage, cuisine). Chaque jour, c'était donc retour à la dump pour remplir tout ça, mais comme il y en a partout, ce n'était pas un problème. Pour les toilettes, nous avions des toilettes « portatives », mais nous ne les avons jamais utilisées car il y a partout des toilettes publiques très propres (les néo zélandais sont sages, ils ne salopent pas tout, et il y a de l'entretien!).

 A la dump station : vidons l'eau sale...
 ...et mettons de la propre!

Parallèlement, le campingcar nous servait de cuisine évidemment. Nous avions tout le nécessaire pour cuisiner : casseroles, poêles, râpes, ouvre-boites, couverts, assiettes, bols, tasses, verres... Nous avons juste acheté des tupperware pour la conservation ! Le van était équipé d'un frigo, de deux plaques à gaz et d'un petit plan de travail qui se refermait. Aucun problème pour cuisiner puisque l'on pouvait se tenir debout. 

Fred à la cuisine 

Point de vue dodo, c'était aussi bien confortable. La journée, nous avions deux banquettes qui se faisaient face au fond du van, avec une table au milieu. Le soir, nous enlevions la plaque de la table, le pied, nous mettions la plaque entre les 2 banquettes, rajoutions une planche repliée aussi entre les banquettes et ainsi nous avions, avec les banquettes et les 2 planches, un sommier. Les coussins sur les banquettes servaient de matelas. Dit comme ça, ça n'a pas l'air très confortable, mais aussi surprenant que cela paraisse, ça l'était carrément ! Nous étions très bien sur notre lit. Niveau rangement, en haut des lits, il y avait une cavité qui aurait pu servir de lit pour un troisième locataire, en rajoutant des planches aussi, si nous l'avions voulu. Mais comme nous n'en avions pas besoin, nous avons pu y ranger nos habits. 

Coin repas (Bibelaeskaes un Grumbeere au menu ce soir-là, alors ça méritait la photo!) 

Même lieu, mais en mode "nuit"!

Dans la cavité au dessus de l'évier et de la cabine conducteur, nous avions mis nos sacs, et il y avait aussi 2 chaises pliables pour manger dehors (car nous avions une table qui se dépliait attachée à l'évier pour manger à l'extérieur). 
Pique nique !

Bref, nous étions super bien installés, et nous nous sommes sentis très bien dans notre Joey à 400 000 km ! Evidemment, il faut accepter la promiscuité de son colloc' de van, mais ça, ce n'est pas un problème chez nous! Nous avons beaucoup aimé rouler sur les routes néo-zélandaises, calmes, et très belles (ce n'est pas l'autoroute française quoi), pouvoir nous arrêter n'importe où et avoir tout à portée de main : on avait faim ? On s'arrêtait, on mangeait. On était fatigués ? On s'arrêtait, on se reposait. On avait envie de prendre l'air en grignotant devant un beau paysage ? On s'arrêtait, on préparait notre sandwich, et on partait se promener. Ce mode de vie était super.
Environ un véhicule sur 3 ou 4 maximum était un van sur les routes. Du plus simple avec seulement le lit, au plus gros genre camion réaménagé ou le van loué pour 6 qui était une vraie maison, en passant par les modèles pour deux comme le nôtre, tout y est. On se sent comme une communauté, bien que tout le monde ne vive pas avec le même confort ! Mais avoir la télé dedans, et suffisamment de place pour s'éloigner l'un de l'autre au point de ne plus se voir d'un bout à l'autre du camping car, ce n'était pas vraiment notre truc. 

Et voici la cabine, volant à droite oblige

Nous avons roulé 4170 km, dormi 23 nuits dedans, pris environ 70 repas à l'intérieur, nous sommes lavés une vingtaine de fois.. Vécu quoi. L'expérience campervan était une réussite pour nous ! Et nous ne pouvons que la recommander car c'est vraiment un excellent moyen de découvrir ce pays, et beaucoup plus économique que voiture + hôtel, et cela permet de découvrir des endroits que jamais vous n'auriez vu autrement. Il n'est guère possible de visiter la Nouvelle-Zélande sans bouger, et tout faire en bus, cela limite franchement, alors quand on voit comme c'est simple d'y rouler, autant en profiter. Et vivre sur les routes aussi ! Alors allez-y, au niveau de confort que vous voulez, mais profitez-en.